Changer l’école

mardi 9 octobre 2012
par  ARB


Des outils pour changer l’école tout de suite
 
Line Audin
 


"ARB" est un outil didactique opérationnel pour l’apprentissage des langues. Mais derrière le concept innovant récemment éclos, –après tout il n’a que 6 ans– il y a une théorie linguistique qui a profondément et durablement marqué le champ de la didactique des langues, celle des opérations énonciatives d’Antoine Culioli, visionnaire du langage aussi exceptionnel que modeste. Il y a les travaux pionniers d’anglicistes brillants qui ont su très tôt tirer parti de concepts qu’il créait pour ouvrir le champ des théories de l’apprentissage, je pense notamment à André Gauthier, mon regretté maître, amoureux de la langue anglaise, pédagogue et grammairien dans l’âme, je pense à Danielle Bailly, fondatrice du GEPED, dont les écrits sont des références pour la formation des enseignants de langue et dont l’enthousiasme continue à porter les jeunes générations. Il y a Christiane Luc qui m’a initiée à la recherche didactique. Et surtout, il y a le travail de terrain d’enseignants de langues étrangères, de français, de mathématiques, tous volontaires pour participer à l’aventure pluridisciplinaire de didactique dans laquelle je les ai entraînés. A Jean-François Clair, Colette Maurellet, Marie-Hélène Archimbaud, Michel Moulin, plus récemment Pierre Lévy, L’Hachimi Agoumi, et à tous les autres, qui au fil des années se sont employés à repenser les liens entre disciplines scolaires, à expérimenter le ARB dans leurs classes, avec rigueur et méthode pour fournir à la recherche des outils didactiques fiables et transférables, je dis merci. Faute de recherche, privées d’expérimentation, les classes ARB ne sont plus là pour témoigner aujourd’hui des progrès des élèves. Aussi, je m’engage à faire tout mon possible pour que d’autres élèves et enseignants puissent un jour bénéficier de ces travaux. 


 


ARB n’existerait pas sans l’Institut National de recherche pédagogique et son département de didactique des disciplines où je suis entrée comme professeur associé en 1989. L’INRP n’est plus depuis deux ans, l’équipe de didactique est dissoute faute de structure pour l’accueillir. L’institution se fiche bien de réduire à néant tant d’efforts conjugués pour changer l’école, pour emprunter d’autres chemins et inventer des solutions didactiques durables pour surmonter les obstacles qui font barrage à l’apprentissage. A moins que... il est fortement question de refondation de l’école en ce moment. Est-ce à dire qu’enfin les questions de fond vont être abordées, je parle du renouvellement des contenus disciplinaires, de la transversalité des concepts, de l’urgence à mettre au cœur des apprentissages la capacité à raisonner avec des outils conçus pour réveiller la curiosité des élèves, leur enthousiasme, en un mot leur intelligence ? 


J’attends, je doute, j’espère...


 

 


 


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