Nadine Waiter, principale militante

jeudi 13 janvier 2011
par  LA


Nadine Waiter, une principale militante

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N. Waiter, 11 mai 2007 - Journée INRP au lycée Diderot, Paris 19e


Quelques mots au nom des collègues du collège Georges Rouault.


Elle a posé ses valises au collège Rouault en septembre 2004. Elle y est restée quatre ans avant de prendre sa retraite de principale militante. Quatre ans c’est court, mais quelle intensité, quelle énergie déployée au service de ses élèves et de ses professeurs, pour les motiver, les accompagner, les engueuler aussi ! Elle faisait confiance à ses profs et elle était prête à se lancer dans toutes les aventures qu’ils lui proposaient pour peu que les élèves en tirent quelque bénéfice : conventions avec le PSG pour ouvrir la section football, partenariat avec le CNRS et l’INRP pour un projet didactique sur le langage, atelier artistique, projets musicaux, théâtre,… Elle négociait, rédigeait, signait les contrats, arrachait des heures et des moyens même quand plus personne n’y croyait, et surtout, elle était sur le terrain pour encourager ces actions, pour se réjouir avec nous de leur succès ou nous consoler d’un échec passager.


Quatre ans pour défendre au quotidien, dans ses actes professionnels ou non, les valeurs auxquelles elle croyait, les principes d’équité et de justice qu’elle a su faire partager à son équipe. Les élèves, les enseignants, les parents, les agents, tous la respectaient autant qu’ils l’aimaient.


C’est son optimisme, son sourire rayonnant, sa générosité, son engagement que nous garderons au fond de nos mémoires pour poursuivre ses combats. Oui, ils grandiront ici et ils ne vous oublieront pas. Nous non plus. Merci Madame Waiter, pour votre leçon de vie.


Paris, le 12 janvier 2011


Line Audin


Commentaires

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dimanche 16 janvier 2011 à 11h10 - par  ARB

Quelles anecdotes touchantes qui sonnent juste ! Merci de nous les faire partager.
LA

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samedi 15 janvier 2011 à 18h44 - par  claudie Pourtet

Madame Waiter était une optimiste incorrigible ; pour cette raison j’ai du mal à imaginer qu’elle ne fasse plus qu’écouter les mésanges du cimetière de Bagneux.

C’était une fonctionnaire de l’Education nationale qui agissait avec sérieux , détermination et une grâce humoristique assez peu répandue.

Elle racontait que sa grand-mère analphabète ne pouvait même pas indiquer sur une carte son lointain lieu de naissance.

Elle racontait aussi, qu’en revenant du boulanger, âgée de six ans elle était entrée en politique, en entendant le mot Staline. Pourvu qu’il yait toujours des petites Nadine Waiter qui aiment manifester par les rues de Paris !