ARB version 2010 au collège Rouault

mercredi 24 novembre 2010
par  LA


"Réfléchir et agir avec la langue", ce n’est pas fini à Rouault


Rentrée 2010 : le projet "Réfléchir et agir avec la langue" ne fait plus partie des priorités du collège Rouault. Il n’y a donc pas de moyens pour assurer la séance hebdomadaire même sur une seule classe de 6e. Il n’y a d’ailleurs aucun créneau possible dans les emplois du temps pour permettre à deux enseignants de deux disciplines différentes d’intervenir ensemble.


Qu’à cela ne tienne ! C’est la documentaliste qui, bien que n’ayant jamais participé au projet auparavant, a accepté de partager la responsabilité du suivi avec la collègue d’anglais, à l’origine du projet. Leur choix s’est porté sur une classe de 6e en grande difficulté. Depuis la rentrée, nullement rebutée par les contraintes diverses qui émaillent notre quotidien, la documentaliste co-anime régulièrement une séance hebdomadaire avec le professeur d’anglais. Parfois, elle assure seule la séance en recevant un demi-groupe dans son CDI pendant que le professeur d’anglais de la classe s’occupe de l’autre groupe.


Elodie Charles assure les fonctions de documentaliste au collège Rouault depuis un an seulement. Elle ne connaissait pas le contenu exact du projet mais la pluridisciplinarité et l’accent mis sur le langage l’ont d’emblée séduite. Après quelques discussions approfondies sur le sens du projet et ses finalités et un résumé des trois grandes séquences qui le composent, elle s’est lancée dans les contenus langagiers en même temps que les élèves. C’est bien là une des forces du modèle didactique  ! Nul besoin de formation poussée en amont pour les enseignants. C’est en se frottant aux activités en même temps que les élèves, en expérimentant avec eux la relation Langue/Réalité à travers des tâches complexes hiérarchisées et finalisées, que peu à peu les concepts prennent vie.


D’un point de vue didactique, on peut cependant regretter l’efficacité didactique que produisait jusqu’alors la présence des trois enseignants de trois disciplines différentes dans le projet tel qu’il a été conçu. L’expérience de cette année montre cependant quel parti on pourrait tirer de l’appui de la documentaliste comme élément central mais distancié du dispositif. Un atout précieux pour asseoir la transversalité des apprentissages et leur continuité en dehors des cours.


 


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