Quelques points de repère

mardi 2 mars 2010
par  ARB

 Contexte de la recherche et brève présentation

Line Audin

Nos travaux s’appuient sur des concepts empruntés à la théorie des opérations énonciatives d’Antoine Culioli pour interroger les points de convergence entre disciplines scolaires au collège en France. Les résultats de recherches conduites à l’INRP depuis près de 20 ans, d’abord sous la responsabilité de Christiane Luc, puis sous la mienne, ont permis d’identifier des obstacles cognitifs récurrents qui sont à l’origine d’une partie des difficultés rencontrées par les élèves non seulement en anglais, mais aussi français et, plus surprenant encore, en mathématiques. Ces obstacles, situés au cœur de l’activité langagière dans les relations complexes entre la langue (les marqueurs linguistiques) et la réalité (leur référence extralinguistique) ne trouvent pas de solution dans le cadre strictement disciplinaire.

 

Ces constats ont conduit l’équipe de recherche à élaborer des contenus d’enseignement transversaux (fin de cycle 3 et 6e), en prise sur les programmes de français et d’anglais, destinés à munir les élèves de repères stables pour aborder la variabilité linguistique des formes dans un système linguistique donné (français, langue étrangère ou langage mathématique) ou d’un système linguistique à un autre (français / anglais). Citons notamment le "Monde Intermédiaire" et le "ARB", deux concepts didactiques innovants, exploitables pour les trois disciplines.

Depuis cinq ans, ces contenus nouveaux sont mis en œuvre dans plusieurs collèges en France : les 6e expérimentales bénéficient d’une séance hebdomadaire d’une heure conjointement animée par deux enseignants (disciplines différentes). Régulièrement évalué (indicateurs internes et institutionnels), le dispositif pédagogique a fait la preuve de son efficacité sur le court et moyen terme : outre l’intérêt manifesté par les élèves (ceux en situation d’échec scolaire comme les bons élèves), les séquences jouent un rôle essentiel du point de vue de l’appropriation des connaissances et de leur mise en cohérence (réinvestissement en cours de langue et de mathématiques, transferts).

 













Bibliographie succincte :








AUDIN L., (à paraître 2010), Altérité et invariants : une autre façon d’aborder l’apprentissage des langues au collège,





Actes du Colloque international, ‘Intégration de l’altérité : formes et procédures’, Pau, 3-5 décembre 2009, Revue Rives, Cahiers de l’Arc Atlantique, l’Harmattan

AUDIN L., 2008, Langues étrangères à l’école primaire : recherches INRP 1998-2003, in Psycholinguistique et Didactique des langues étrangères, Groupe d’Études en Psycholinguistique et Didactique, Chini D. et Goutéraux P. (éd.), Cahier de recherches n°2, Ophrys.

AUDIN L. (coord.), 2005, Enseigner l’anglais de l’école au collège : comment aborder les principaux obstacles à l’apprentissage, Hatier, collection Hatier-Pédagogie, 275 p.

BAILLY D. (coord.), 1975, Behind the words 6e, livre du maître, OCDL Hatier, Paris.

CULIOLI A., 1990, Pour une linguistique de l’énonciation. Opérations et représentations, Paris, Ophrys, 300 p.

GAUTHIER A.,  1983, Opérations énonciatives et apprentissage d’une langue étrangère. Paris, APLV, 19, rue de la Glacière, 75013 Paris. Numéro spécial, 542 p.







 

Mots-clés : Obstacles ; Didactique des langues ; Théorie des opérations énonciatives ; Invariant ; Variation linguistique ; Apprentissage de l’anglais.

 







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