« ARB », vous connaissez ?
Vous êtes nombreux à nous rendre visite chaque jour. Que vous soyez linguiste ou mathématicien, didacticien ou élève, poète ou simplement internaute curieux, que vous arriviez volontairement ou par "chance" sur ce site inhabituel de réflexion linguistique et pédagogique, soyez les bienvenus !
"ARB" en tant que concept didactique opérationnel pour l’apprentissage des langues n’existerait pas sans les recherches conduites par Christiane Luc dans le département de didactique des disciplines de l’INRP quand j’y suis entrée comme professeur associé.
Mais derrière le concept didactique innovant récemment éclos, —après tout il n’a que 6ans, il y a une théorie linguistique qui a profondément et durablement marqué le champ de la didactique des langues, celle des opérations énonciatives d’Antoine Culioli, visionnaire du langage aussi exceptionnel que modeste. Il y a les travaux pionniers d’anglicistes brillants qui ont su très tôt tirer parti de concepts qu’il créait pour ouvrir le champ des théories de l’apprentissage, je pense notamment à André Gauthier, mon regretté maître, amoureux de la langue anglaise, pédagogue et grammairien dans l’âme, je pense à Danielle Bailly, fondatrice du GEPED, dont les écrits sont des références pour la formation des enseignants de langue et dont l’enthousiasme continue à porter les jeunes générations. Et surtout, il y a le travail de terrain d’enseignants de langues étrangères, de français, de mathématiques, tous volontaires pour participer à l’aventure pluridisciplinaire de didactique dans laquelle je les ai entraînés. Certains sont restés un an ou deux dans l’équipe INRP, d’autres sont encore là aujourd’hui alors que l’INRP n’est plus et que l’équipe est dissoute. Jean-François Clair, Colette Maurellet, Marie-Hélène Archimbaud, Michel Moulin, plus récemment Pierre Lévy, L’Hachimi Agoumi, et tous les autres, qui au fil des ans se sont employés à repenser les liens entre disciplines scolaires, à expérimenter le ARB dans leurs classes, avec rigueur et méthode pour fournir à la recherche des outils didactiques fiables et transférables. L’institution croit avoir réduit à néant nos efforts conjugués pour trouver par d’autres chemins des solutions didactiques durables aux obstacles qui font barrage à l’apprentissage. Mais c’est peine perdue car les élèves ARB et leurs progrès sont là pour témoigner. Je les en remercie et je m’engage à faire mon possible pour que d’autres élèves puissent un jour bénéficier de ces travaux.
A tous, je souhaite une très bonne année 2012 !
Le site "Enseigner les langues autrement" est le seul outil qui nous reste pour continuer à faire partager au plus grand nombre les résultats de ces travaux. Il a aussi pour vocation d’être la mémoire des recherches en didactiques auxquelles l’INRP m’a permis de participer au cours de ces vingt dernières années.
J’y ajouterai aussi progressivement les innovations didactiques et les projets pédagogiques qui ont éclos durant la même période au collège où j’ai enseigné pendant vingt and, preuve qu’offrir à un enseignant un peu de temps et un lieu pour travailler avec des chercheurs, n’est jamais une perte pour l’institution.
Line Audin, ex-professeur d’anglais en collège, ex-professeur associé à l’INRP, UMR ICAR-adis langues
31 janvier 2012








